Julien Roy Directeur projets stratégiques et RSE Malteurop vérifiée, fiable, on arrive à justifier que le produit que l’on propose a une intensité carbone plus faible et une valeur supérieure. Et il y a des demandes complémentaires sur la biodiversité, la santé des sols, l’agriculture régénérative sur des indicateurs spécifiques et là, cela dépend de la stratégie de valorisation des produits qui est appliquée. Mais nous devons y répondre aussi. Julien Roy/Malteurop_ Ces trois dernières années, la consommation globale de bières dans le monde est en légère décroissance. Tous les grands brasseurs regardent aujourd’hui un peu plus les coûts. Néanmoins, beaucoup sont engagés dans des démarches SBTi et doivent donc avancer et délivrer des produits plus durables, même si les consommateurs ne sont encore pas toujours prêts à débourser la petite surprime occasionnée. Ce sont donc eux, qui financent ces transitions, avec un retour sur investissement attendu en termes d’image, vis-à-vis des investisseurs et des banques, notamment, et ils disposent de données fiables démontrant les progrès réalisés pour pouvoir, à terme, les faire valoir auprès de leurs consommateurs. Et puis nous avons des clients plus locaux, artisanaux, qui eux aussi investissent par conviction. Quel regard portez-vous sur le programme après deux ans ? Julien Roy/Malteurop_TRANSITIONS nous aide à nous différencier sur nos marchés. Tous nos clients nous regardent différemment depuis que nous sommes capables de démontrer nos changements. Nous sommes identifiés comme des malteurs proches des agriculteurs, en capacité de comprendre leurs contraintes, d’échanger régulièrement avec eux et de les accompagner dans leur transition agroécologique au travers de la Coopérative VIVESCIA. C’est une force ! Bruno Ben Said/Roquette_ Il était assez naturel, pour nous, d’entrer dans le programme car nous connaissions VIVESCIA et nous travaillions ensemble depuis longtemps. La démarche restait néanmoins une innovation pure, donc nous ne savions pas trop ce que nous allions obtenir. La première année était plutôt une phase d’observation, sachant que nous étions engagés pour plusieurs années. Et les résultats étaient plutôt bons, malgré des conditions climatiques défavorables. Nous sommes donc confiants pour l’avenir et convaincus que nous allons apprendre tous ensemble au sein de la coalition. 19
Tout commence ensemble - TRANSITIONS 2024-2025 Page 20 Page 22